Bonjour à tous,
Nicole, la directrice adjointe du Cosmodôme, le bras droit de son excellence, ouvre la séance en défilant le curriculum vitae de son éminence Bélair… C’est long!… Et elle termine en nous spécifiant que suivant cet exposé, il devient on ne peut plus clair, qu’on ne s’adresse pas à n’importe qui. Mais ça, on le savait déjà.
Nous étions au Cosmodôme mercredi dernier pour savourer les talents d’orateur de notre charismatique régnant à l’égard de la présentation de son travail de maîtrise se rapportant sur la politique spatiale américaine.
En préambule, il souligne le fait historique qu’un Canadien, Chris Hadfield, prenait le contrôle de la station spatiale internationale pour trois mois. À moins que ce ne fût que pour souligner le fait historique que c’était sa propre personne qui se produisait.
Il profita aussi de l’occasion pour mentionner l’existence du camp spatial du Cosmodôme, qui découle directement du programme spatial américain, ainsi que de son centre de documentation qu’il aura bel et bien nommé: Mon centre de documentation. Il l’aura échappé celle-là.
Il amorce sa présentation avec la prémisse: Pourquoi les Américains veulent-ils la Lune?
D’abord, impossible n’est pas Américains, ce peuple a toujours été prêt à relever les grands défis. Que ce soit par les frères Wright et leur envol, la fission de l’atome pour la bombe atomique ou la conquête de l’espace interplanétaire avant les Russes. Toujours en réaction avec les défis extérieurs.
Octobre 1957, les Russes réussissent l’exploit de satelliser le désormais célèbre Spoutnik, le premier satellite artificiel. L’ère spatiale était enclenchée.
Chez nos voisins, la réaction est violente, Les Russes savaient faire, ils étaient prêts. La militarisation de l’espace s’inscrit sur un arrière-plan de peur et d’échec pour les Américains. Tout doit être entrepris pour renverser la vapeur.
La mobilisation de sommes colossales, la création de la NASA, la concentration des cerveaux comme Von Braun pour qui les chances de succès d’un homme sur la Lune sont bonnes et qui deviendront les grands acteurs.
La nomination des premiers astronautes et le programme Mercury. Le but est d’envoyer des hommes dans l’espace.
Avril 1961, Youri Gagarine devient le premier homme dans l’espace, c’est l’échec américain. Comment rattraper les Russes? Les surpasser? Un espace communiste, où pire encore, une Lune communiste serait une honte.
Mai 1961, Allan Sheppard devient le premier américain dans l’espace. Février 1962, John Glenn devient le premier américain en orbite. C’est beaucoup, mais encore trop peu. Il y a encore beaucoup de paramètres à régler pour battre les Russes et le temps presse.
Sylvain nous entretient sur les influences et les jeux politiques qui se trament en coulisse. Sous l’affirmation de Von Braun, que les chances sont bonnes d’envoyer un homme sur la Lune, le président Kennedy se prépare à son discours.
Une seconde avant la diffusion de celui-ci, Sylvain s’arrête et lance que ce sera pour le retour de la pause. Il consulte sa montre… Il est pile à l’heure, et il se trouve merveilleux…Et cela va de soi.
Le 12 septembre 1962, sous la recommandation de son vice-président Lyndon Johnson, le président John-F. Kennedy prononce son discours historique: We choose to go to the moon… Un extrait qui exprime la volonté, qui résume une multitude de paramètres et devient le pivot sur lequel repose la grande saga de la conquête de l’espace. Un discours par lequel il proclame qu’avant la fin de la décennie, les Américains enverraient des hommes se poser sur la Lune et les ramèneraient sains et saufs.
L’âme américaine étant de relever des défis, trente à quarante milliards de dollars, dans les années soixante, sont injectés dans le projet. Un montant représentant vingt à vingt-cinq pour cent du budget américain.
La guerre technologique contre les Russes est bel et bien amorcée, et le 20 juillet 1969, ils ont marché sur la lune. C’est la réussite, et ce, six mois avant l’échéance. Une page importante de l’histoire humaine est écrite.
Et les Russes? Pourquoi n’y sont-ils pas allés? Ils étaient pourtant les premiers dans l’espace, ils sont aussi les premiers à avoir photographié la face cachée de la Lune.
Des incapacités à surmonter certaines difficultés techniques, des moyens financiers déficients et une grave lourdeur administrative seraient des paramètres de cette infortune.
Quoi qu’il en soit, Gagarine a lancé la course à la Lune, et sans Spoutnik, y aurait-il eu conquête de l’espace? Voilà des points philosophiques sur lesquels Sylvain semblait vouloir nous laisser en méditation.
Sylvain conclut sur une citation de Tom Hanks spécifiant que, pendant la majeure partie de l’histoire de l’homme, seuls les simples d’esprit pouvaient rêver d’aller sur la Lune, que seuls les êtres divins et les surhommes pouvaient s’y commettre. Mais que l’homme, avec des ailes mécaniques, a défié les lois de la gravité et redéfini le domaine du possible.
Sylvain consulte sa montre… Constate qu’il est toujours dans les temps et à nouveau proclame qu’il est meeerveilleux. Évidemment!
C’est la passion qui s’exprimait au travers de notre hôte mercredi dernier. Un discours bien huilé, fluide et bien modulé, presque une ode au savoir-faire des Américains et à leur détermination. C’était… Son excellence.
André Choquette s’emparera de la soirée de mercredi prochain pour le ciel de printemps.
Sur ce, il ne reste plus qu’à vous souhaiter de passer une bonne semaine tout en espérant que vous prenez bien soin de vous et demeure dans le plaisir de vous revoir bientôt.
Gilles Brisson
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Pendant la soirée, j’en ai profité pour publier en direct des images sur les réseaux sociaux.

1ère IMAGE:
2ième IMAGE…. celle-ci est une Photo Bulle dans laquelle vous pouvez vous promener.
SUGGESTION…. cliquer sur plein écran.
Merci à Gilles (LE Président du CAAL) pour cette Apostille, c’est souverainement gentil de ta part! Longue vie au président!